Candace Bushnell – No Sex in the city?

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Il y a 20 ans, dans Sex and the City, Candace Bushnell réussissait à lever certains tabous. Eh oui, messieurs, grâce à ces 4 héroïnes, le monde découvrait que même les femmes osent parler de sexe entre elles et de manière très crue ! L’étalage de ses frasques sexuelles autour d’un verre de Cosmo n’était plus réservé qu’aux hommes et n’avait plus rien de choquant. Alors que Carrie et sa bande d’amies avaient la trentaine bien avancée et des préoccupations de leur génération, « No sex in the city » aborde les problèmes des quinquagénaires, de véritables « desperate wives » et on peut dire que c’est très réussi !!

Attention, il ne s’agit pas là de la suite de Sex and the city, le chapitre est définitivement clos. Non, là, Candace Bushnell se livre dans une analyse corrosive, délirante et drôle de la vie amoureuse et sexuelle des femmes de 50 ans passés. Sous forme de petites chroniques, comme le faisait notre chère Carrie Bradshaw, Candace ose mettre les pieds dans le plat : divorcée, fraîchement célibataire, elle quitte les quartiers huppés de New York pour s’installer dans un village, à la campagne. Suivie par ses meilleures amies, toutes en quête du prince charmant. D’ailleurs parlons-en de ce fameux prince. A quoi peut-il bien ressembler lorsqu’on a 50 ans sur le marché de l’amour ?

Oser expérimenter Tinder et ses rencontres qui finissent systématiquement au lit. Oser le Toy Boy, car aujourd’hui il n’est plus choquant de se montrer en compagnie d’un jeune homme de l’âge de son fils. Oser le « vieux riche ». Oser le super-senior. Bref, du choix il y en a, et chaque situation amène son lot de rencontres improbables, drôles et pleines de surprises.

Et quand la CFC, Crise de folie de la cinquantaine, vient pimenter cette terrible étape de la vie, Candace Bushnell constate qu’après 50 ans, il est difficile d’accepter de vieillir quand dans sa tête on a encore 30 ans. Et d’autant plus difficile de faire une croix sur sa vie sexuelle lorsqu’elle devient désertique. 20 ans après, y-a-t-il encore espoir de « sex in the city » ?

Entre crèmes miracles rajeunissantes hors de prix, rencontres d’un soir et rdv annuel-déprimant chez le gynéco, chaque page m’a fait mourir de rire. La plume sans tabou et pleine d’humour de Candace Bushnell est un pur bonheur. J’ai retrouvé l’âme de Sex and the city et j’avais presque l’impression de lire Carrie Bradshaw, cinquantenaire et fière de l’être, attablée devant son ordinateur à nous raconter ses déboires amoureux et ceux de ses copines. Car finalement rien n’a changé ou presque. Parce que les quinquas sont ces trentenaires avec des rides en plus et un cœur qui ne demande qu’à battre encore. Elle nous prouve qu’à presque 60 ans, on peut être heureuse et bien dans sa peau et non pas seule et désespérée comme laissent encore à penser les stéréotypes. Laissez-vous embarquer dans ce récit drôle, touchant, sincère mené d’une main de maître par le franc-parler si caractéristique de Candace Bushnell !

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