Anne Jacobs – La villa aux étoffes

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Augsbourg, Allemagne, 1913. Dans la somptueuse villa des Melzer, riche famille d’industriels fabricants de textiles, maîtres et domestiques cohabitent dans une joyeuse organisation millimétrée. Mais attention, car derrière les apparences, certains secrets restent (trop) bien gardés…
Entre jalousie, intrigues, amours secrets et solidarité, le quotidien mouvementé de cette maison pas comme les autres va vous révéler son lot de surprises et de drames.

Marie, jeune orpheline de 18 ans, vient d’être embauchée comme fille de cuisine. Au sein de cette maison de maître, elle va intégrer au plus bas de l’échelle le clan des domestiques. […] Au fil des mois, Marie va vite prendre une place indispensable au sein de la villa des Melzer, ce qui ne plaira forcément pas à tout le monde…

Mais elle va surtout vouloir découvrir son passé au point de déterrer des secrets enfouis et douloureux. Qui étaient ses parents ? Pourquoi lui cache-t-on la vérité sur ses origines ?

Avec plus de 600 pages, ce premier tome de la Trilogie allemande de la Villa aux étoffes d’Anne Jacobs est une magnifique saga familiale dont le succès a été immense en Allemagne. Secrets, mensonges et amours interdites viennent pimenter la vie bourgeoise et raffinée au sein de ce manoir.

Maîtres et domestiques vont tous être chamboulés par l’arrivée de Marie, cette jeune orpheline qui débarque avec son lot de mystères.

L’écriture est très classique, aux allures de romans victoriens. L’auteure nous plonge avec délicatesse dans cette atmosphère du début du XXème siècle, à l’aube de la Première Guerre Mondiale, grâce à de somptueuses descriptions et des détails incroyables. On vit littéralement avec ces personnages, on est complètement imprégnés !

L’intrigue repose sur le passé de Marie et se met doucement en place au fil des pages. J’avoue que les 300 premières pages ont été assez longues, mais au milieu du livre le rythme s’intensifie, des péripéties viennent bouleverser cette paix apparente et donner du relief au roman.

J’ai adoré cette atmosphère de faux-semblants, de secrets bien cachés. Le quotidien drôle, caustique et pourtant rigoureux de ces domestiques. A l’inverse, la vie si lisse et tranquille, en apparence, de ces maîtres mais qui en fait peut exploser à n’importe quel moment. Et Marie, qui surgit au sein de cette maison, pour le bonheur ou le malheur de ses habitants !

Entre trahison, amour et jalousie, une formidable saga qui nous entrainera d’Augsbourg à Paris, des somptueux salons de réception des Melzer aux cafés d’artistes parisiens. La vie tumultueuse de ces maîtres et de leurs domestiques aux allures de Downton Abbey. Un roman savoureux qui plaira à coup sûr aux amateurs de littérature classique !

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