Léa Wiazemsky – Comme si tout recommençait

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« Je m’appelle Barbara, j’aurai quarante ans dans trois mois, et je me demande ce que je fous là, devant cette maison de retraite qui va être ma vie. Je m’appelle Barbara, je ne crois plus en l’amour, plus au bonheur, et je vais passer mon temps avec des gens qui ont tout cela derrière eux. L’ironie du sort… »

Barbara a toujours voulu être mère. Elle a toujours eu cette image idyllique et parfaite de la mère de famille heureuse, amoureuse, avec de beaux enfants. Victor, son compagnon depuis ses 30 ans, préférait plutôt une vie de couple sans enfant. Il voulait profiter de la vie et repoussait sans cesse l’échéance. Pour faire patienter Barbara, il lui a promis un enfant pour ses 40 ans. Et parce qu’elle l’aimait et ne voulait pas le perdre, elle a accepté. Mais à quelques mois de son anniversaire, Victor la quitte pour une autre.

A presque 40 ans, Barbara se retrouve célibataire et sans enfant, trahie, blessée, éteinte. Elle décide alors de tout quitter : Paris, son boulot, son appart. Repartir à zéro. L’occasion se présente de diriger une maison de retraite à Antibes. Etre entourée de vieilles personnes à défaut d’enfants, cela semble être un bon compromis. Elle espère ainsi retrouver le goût de vivre avec des personnes en fin de vie. Des pensionnaires qui seront pour elle ses « vieux enfants » car ils ont tellement besoin d’attention et d’affection, besoin d’être protégés et écoutés.

Mais ce sont aussi ces chaleureux compagnons qui vont la soutenir. Au contact de Bernadette, Claire et Alain, Barbara va tenter de faire le deuil de la maternité. Elle va aussi découvrir des histoires douloureuses, le passé de ces retraités qui ont une vie derrière eux et dont la résilience est souffle d’espoir.

Dans ce troisième roman, Léa Wiazemsky nous entraine dans une histoire émouvante qui aborde la question de la maternité, ou plutôt de la non-maternité. Ce besoin presque vital de devenir mère à l’approche de l’âge fatidique de 40 ans. A priori, sorte de barrière biologique, voire psychologique, pour espérer tomber enceinte. Mais est-ce qu’une famille avec enfants est la finalité et la condition essentielles d’une vie épanouie et heureuse ?

Léa Wiazemsky soulève également la question presque taboue de l’amour chez le 3eâge : Existe-t-il un âge pour être amoureux, un âge pour être heureux ? Doit-on s’arrêter de vivre parce que nous sommes trop vieux ?

J’ai adoré ce livre qui insuffle plein d’amour, de la joie de vivre et de l’espoir à foison. Il nous prouve que chaque épreuve douloureuse est surmontable, qu’il ne faut jamais baisser les bras et toujours croire en un avenir meilleur. Car le bonheur peut arriver n’importe quand, il n’y a pas d’âge et de condition pour y avoir droit. L’amour, l’amitié et la bienveillance semblent en être la clé. D’ailleurs ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ?

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