Anne-Gaëlle Huon – Le bonheur n’a pas de rides

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Paulette a 85 ans et un plan bien rodé. Elle rêve en effet d’être « placée » en maison de retraite. Mais pas n’importe laquelle : le Domaine des Hauts-de-Gassan, pour vivre une retraite enchanteresse dans un magnifique manoir du Sud de la France, avec restaurant étoilé, décoration soignée faite de marbre et de velours et parc paysager. Elle a tout organisé, sa chambre y est déjà réservée, il ne reste plus qu’à convaincre son fils Philippe et sa belle-fille Corinne d’aligner les billets. Elle leur fait croire qu’elle perd la boule et qu’elle ne peut plus vivre seule dans sa maison.

Mais voilà, le plan a fonctionné à merveille à un détail près : Philippe et Corinne embarquent Paulette pour sa nouvelle demeure…l’auberge de Monsieur Yvon ! Une modeste maison de famille perdue en pleine campagne avec un restaurant qui sent la friture. Tout ça, c’est de la faute de son horrible belle-fille qui souhaite se débarrasser d’elle à moindre coût.

Paulette joue parfaitement le rôle de la grand-mère acariâtre et maboule. Elle mène la vie dure au charmant personnel de l’auberge, Yvon le patron, Juliette la serveuse, Nour la cuisinière, et aux autres pensionnaires, Monsieur Georges et Marceline. Son objectif, se faire renvoyer fissa auprès de Philippe et enfin pouvoir séjourner dans ce paradis du Sud qui l’attend patiemment !

Paulette va pourtant se faire démasquer et acceptera de se comporter correctement à condition que Monsieur Yvon la ramène auprès de Philippe à son retour de vacances. Les semaines passent, et Paulette s’intéresse à des mystères que cache cette auberge isolée. D’anciennes lettres d’amour sous le lit de Monsieur Georges. Un carnet de listes « J’aime » dans les rayonnages de la bibliothèque. Un corbeau qui menace l’auberge et Monsieur Yvon. Beaucoup de secrets pour un endroit en apparence bien calme. Paulette va malgré elle se lier à ces nouveaux compagnons et en voulant percer leurs mystères, en apprendra finalement plus sur elle et sur la vie.

Anne-Gaëlle Huon est la seule auteure capable de me faire rire et pleurer en un même roman. Cette ribambelle de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Ce décor champêtre qui sent bon le terroir, les gens vrais et la vie simple. Anne-Gaëlle explore à travers notre héroïne, mamie Paulette, les rapports familiaux, amicaux et l’importance que l’on donne aux choses matérielles. Car finalement, la vie ne vaut d’être vécue qu’en étant bien entouré, de personnes bienveillantes, aimantes, peu importe le lieu. J’ai adoré ce feel-good qui se dévore et nous met du baume au cœur. C’est frais, plein de bons sentiments, et c’est exactement ce qu’il nous faut pour démarrer l’été. Un joli coup de cœur pour ce livre que je sélectionne pour le Prix des lecteurs du Livre de poche de juin.

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