Entretien avec Romain Herb pour son premier roman « Jamais d’eux sans toi »

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Je vous parlais dans mon dernier post du premier roman autoédité de Romain Herb «Jamais d’eux sans toi» disponible sur Amazon et en vente pour les messins à la Librairie Hisler de Metz. Parce que les auteurs autoédités ont aussi droit à leur petite interview, Romain a eu la gentillesse de répondre à mes questions en toute franchise et sans langue de bois sur cette belle aventure. L’occasion pour vous de découvrir ce jeune mosellan aussi passionné que touchant !

 

Peux-tu nous faire une petite présentation?

Je m’appelle Romain, j’ai 26 ans. Je vis depuis ma naissance en Lorraine. Je suis passionné d’art et de voyage. Comme mes parcours scolaire et professionnel le prouvent, je suis un véritable touche-à-tout ! Mais à l’abri des regards, j’ai toujours eu un amour pour la littérature et surtout l’écriture. J’aime la poésie et les figures de style plus particulièrement. Pour moi, les mots sont comme des ingrédients ou des instruments permettant de concevoir un plat ou une mélodie, et dont but ultime est de déclencher des émotions, faire vibrer les sens.

 

Quels sont tes auteurs fétiches, ceux qui t’ont donné envie de prendre la plume à ton tour?

J’ai d’abord été attiré par Baudelaire, avec Les fleurs du mal. Mais très vite, c’est la plume de Francis Scott Fitzgérald et celle d’Ernest Hemingway qui m’ont inspiré. On ne le remarque peut-être pas, mais il y a beaucoup de travail d’écriture dans la musique et le cinéma. C’est une source d’inspiration inévitable pour moi.

 

Ton premier roman « Jamais d’eux sans toi » aborde la souffrance amoureuse d’un jeune homme qui n’a jamais connu la douleur. Qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire?

Je mentirais si je ne disais pas que ce sont mes propres expériences qui m’ont donné l’envie, ou le besoin, d’écrire cette histoire. Et d’une certaine façon, je trouvais ce paradoxe très inspirant. Bien entendu, pour romancer le tout, j’ai fait des choix artistiques, pris des risques et surtout favorisé la fiction.

 

Comment s’est déroulée l’écriture de ton livre?

J’ai d’abord élaboré un story-board avec des connexions entre les différentes étapes de l’histoire et caractérisé les personnages ainsi que les scènes. C’est très délicat de construire l’ensemble pour garder de la fluidité dans un récit narratif. Sans trop vous en dévoiler, je voulais absolument que le lecteur s’identifie au personnage principal, bien qu’anonyme, jusqu’à nouer une relation (casser la 4ème de couverture), sans autre dialogue que celui avec le lecteur. Sans chapitre non plus, pour faire défiler les pages comme dans un plan-séquence. Et bien d’autres décisions qui forment un roman original et à mon image.

Quant à l’écriture, cela survient souvent tard le soir, avant de me coucher, c’est à cet instant où mes idées sombres conduisent à des nuits blanches (Ahah !). J’utilise aussi un Dictaphone pour enregistrer mes inspirations quand je suis dans les transports en commun par exemple.

J’ai mis plus de 4 ans à écrire ce roman, car je n’avais aucune contrainte de temps et surtout je fonctionne à l’envie et l’inspiration.

 

Tu as finalement opté pour l’autoédition bien que des Maisons d’édition t’aient répondu favorablement. Pourquoi ce choix?

C’est semblable à un bébé que je ne désirais pas confier à une nounou. Je voulais le défendre et mener ce projet au bout moi-même. Assurer son développement pour reprendre la comparaison avec un nourrisson. Bien sûr, les réponses favorables m’ont donné le courage de me lancer en auto-édition, puisque j’ai compris que ce roman avait peut-être un potentiel. Je dois admettre que je me suis longtemps posé la question. Mais même si leur apport quant à la distribution, à la promotion est indiscutable, je voulais être seul décideur à propos du prix de vente, de la date de sortie et du format. Mener ce projet jusqu’au bout.

 

Ton livre reçoit beaucoup de retours positifs sur Amazon. Cela te donne-t-il envie de poursuivre l’aventure et d’écrire un second roman?

Je remercie tout d’abord toutes les personnes qui ont déjà dévoré le livre, ainsi que toutes les critiques. Cela me touche énormément, c’est une sorte de consécration de s’apercevoir que tes écrits réussissent à transmettre des émotions. Véritablement, je suis admiratif de toutes les personnes qui m’ont propulsé jusqu’à présent par leur soutien, leur message et avis. Alors bien entendu, ça me pousse à poursuivre l’aventure encore plus loin, et pourquoi pas écrire un second livre 🙂

 

Quelle(s) leçon(s) tires-tu de cette première expérience d’écriture?

Ce n’est pas une véritable leçon, mais je la tire de cette citation « le bonheur n’est réel que lorsque qu’il est partagé ». Et aujourd’hui, je partage toute cette aventure avec les M’iens. (une référence au M de la couverture et à ma communauté que je considère comme mes proches, comme les miens). J’y attache une énorme importance. L’écriture c’est avant-tout du partage, avec soi, avec les autres.

Merci à vous tous, merci à toi Aurélie pour cette interview.

 

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