Anne-Gaëlle Huon – Même les méchants rêvent d’amour

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« Nos anciens sont comme des livres ouverts qu’on ne prend pas le temps de lire. »

Ce livre d’Anne-Gaëlle Huon a été un véritable coup de foudre! J’ai eu du mal à mettre des mots sur cette lecture car laisser son cœur parler, c’est ouvrir une part de soi, ce n’est jamais facile. Lorsqu’une auteure aborde un sujet qui nous touche au plus profond, il y a cet effet miroir que je n’ai pas souvent eu l’occasion de ressentir en lisant. L’impression que chaque phrase aurait pu venir de mon être. Anne-Gaëlle s’est plongée bien trop tard dans l’histoire de sa grand-mère…aujourd’hui, elle est seule face à ses interrogations et a ressenti le besoin d’écrire un livre, un bel hommage à cette femme disparue.

Jeannine, c’est la grand-mère que l’on a tous eue. A 80 ans, son corps est là mais son esprit s’évade. Sa mémoire lui fait défaut, alors avant de ne plus être maîtresse de ses souvenirs, elle décide d’écrire. Ecrire des listes, de ce qu’elle aime, de ses disques, des petits bonheurs de l’existence, de ce qu’elle espère ne jamais oublier. Et ce carnet, dans lequel elle note son histoire et ses secrets. Un carnet pour sa libellule, sa petite-fille adorée, Julia.

Mais lorsque cette dernière retourne en Provence pour soutenir Jeannine, elle tombe sur ce carnet qu’elle n’aurait dû recevoir que plus tard, à la mort de sa chère mamie. Elle se plonge alors dans cette lecture, délicatement, sans précipitation, elle se délecte de ces souvenirs précieux. Jusqu’à enfin découvrir le secret de sa grand-mère, cette belle histoire d’amour. Et si Julia avait découvert ce carnet pour réparer le passé ? Rien n’arrive par hasard, et surtout il n’est jamais trop tard pour écrire l’histoire de notre vie.

J’ai été transportée dans le sud, le soleil, le mimosa, les disques vinyles, les fils à tricoter, les fous rires des pensionnaires de la maison de retraite, les secrets, l’amour et l’amitié. Quel livre plein d’humanité! Quel petit bisou tendre qui vient panser le cœur! Avec sa plume toujours juste et délicate, Anne-Gaëlle réussit à nous bouleverser, à nous émouvoir autant qu’à nous faire sourire. Un grain de folie mêlé à un tourbillon de nostalgie.

Anne-Gaëlle, je t’avais rencontrée en mars dernier et j’avais pu te dire de vive voix à quel point ton roman m’avait touchée. Aujourd’hui, je te remercie encore d’avoir fait surgir tant d’amour de ces pages, d’avoir rendu hommage à nos grands-mères, celles qui nous faisaient de bons gâteaux, qui se vouaient à leur famille, qui étaient des secondes mamans. Merci de rendre éternel l’amour de nos mamies.

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