Marylin Mathon – Ce que l’on doit aux baleines, aux marguerites et à l’essence de térébenthine

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Ne vous fiez-pas à la couverture douce et guillerette de ce livre. Les apparences sont parfois bien trompeuses….

C’est le cas de Jean Barthet, cet homme irréprochable, toujours parfait sur lui, toujours le mot juste, le sourire impeccable et les bonnes manières. Le masque du mari idéal, de l’homme séducteur qui sait plaire en société.

A Sciences-Po, Abigail-Eglantine, jeune fille bourgeoise pleine d’empathie, artiste et peu sûre d’elle, s’est laissée prendre au jeu de ce charmant garçon, de ce personnage, qui lui faisait la cour, lui promettait une vie merveilleuse et lui vouait un amour incommensurable. Un mariage dans la foulée, tout s’est fait très vite. Jean n’est pas du genre à être patient.

Mais dès leur voyage de noces, Abigail va découvrir le vrai visage de cet homme à qui elle a juré amour et fidélité pour toute la vie. Il est déjà trop tard, elle ne peut plus faire marche arrière. Qu’en diraient ses proches ? Un mariage si grandiose, un couple si parfait, divorcer au bout de quelques mois ? C’est impensable…Alors elle se tait, s’éteint, s’adapte à cet homme destructeur. Elle subit l’impardonnable, perd toute confiance en elle, se consume, se détruit, s’isole…

Entre temps Jean est devenu ministre, une carrière fulgurante, elle devient la femme de, celle qui doit sourire lors des dîners mondains, celle qui doit aussi mettre ce masque en société. Car aux yeux de tous leur couple fait rêver : trentenaires, beaux, amoureux, riches.

Jusqu’à la phrase de trop, le geste de trop, un soir de trop…

Réussira-t-elle à mettre un terme à son emprise néfaste et à enfin être heureuse ?

Marylin Mathon signe avec ce roman au titre et à la couverture aux allures de feel-good, une histoire haletante où se mêlent menace, résilience et quête du bonheur. Où 3 existences vont se rejoindre pour se soutenir et s’aider. De Paris, à Cap-Town en passant par la Bourgogne, on est pris dans cet engrenage qu’est la vie d’Abigail. Un livre intense, bouleversant, fort, où l’on pleure et où l’on sourit. Un livre que je n’ai pas réussi à lâcher et que j’ai lu d’une traite. Aux allures de Douce de Sylvia Rozelier, Abigail est devenue une proie dans les griffes de cet homme joueur et manipulateur. Mais le bonheur est plus près qu’on ne le pense. En chacun de nous, il y a ce besoin d’enfin vivre et de s’épanouir. L’incroyable capacité de se relever, envers et contre tout. Une belle leçon de vie pour un roman grandiose !

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