Anne-Gisèle Cousty – La Fille du miel

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Dans les années 1920, Marcelle, 12 ans, vit à Orbe dans le canton de Vaud en Suisse, entourée de ses parents Robert et Jeanne, et de ses 2 sœurs Gisèle et Liliane dans une parfaite harmonie. Mais lorsque leur père apiculteur décide de s’exiler en France dans le Jura, c’est un déchirement pour notre petite suissesse si attachée à son pays. Issue d’une famille aristocrate de par son père, Marcelle ne se sent pas à sa place dans ce village de campagne. Elle a le mal du pays et est malheureuse. Celle que l’on surnomme La fille du miel, va finalement par la force des choses, grandir en France tout en chérissant l’espoir de retourner dans sa chère Suisse.

Mais le destin va changer ses plans : à 17 ans, elle tombe amoureuse de Charles, le fils du boucher et se mariera 2 ans plus tard. Elle devra abandonner sa religion protestante pour le catholicisme, renoncer à son pays en adoptant la nationalité française et accepter cette belle-famille qui la voit d’un mauvais œil. Elle donnera naissance à 2 enfants mais ne sera pas une mère affectueuse. Tous ses espoirs de grande vie reposent désormais sur sa fille Rose, à laquelle elle donne une éducation très stricte.

Ce roman, c’est la vie de Marcelle. Une vie qu’elle ne maîtrisera finalement pas. Une vie qu’elle subira, malheureuse en couple, dont ses seuls soutiens seront ses parents et ses sœurs avec qui elle est fusionnelle. Elle aura toujours en tête cet idéal qu’elle rêvait d’une belle vie bourgeoise en Suisse.

Les années, les décennies passent. On suit Marcelle de son enfance à sa mort dans cette vie française qu’elle rejetait tant. C’est l’histoire d’une femme qui a toujours espéré mieux, espéré plus, qui est finalement passé à côté du vrai bonheur.

Le personnage de Marcelle, si attendrissant durant l’enfance du fait de son déracinement, devient vite une femme odieuse, exigeante, capricieuse et égoïste. Elle rejettera Charles mais justifiera son comportement par tous ces sacrifices depuis son mariage. Le style est sans fioriture, simple et brut. A la naissance de Rose, c’est elle qui devient la narratrice et l’on perçoit alors les personnages avec ce point de vue aimant d’une enfant. C’est une histoire emplie de mélancolie, de spleen, sur la vie, sur les choix que l’on fait. Sa vie aurait-elle été plus belle avec des « si » ?

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