Boris Vian – Les Fourmis

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Boris Vian, Les Fourmis…un recueil de onze nouvelles écrites entre 1944 et 1947.

Dès les premières lignes, Boris Vian donne le ton : »On est arrivés ce matin et on n’a pas été bien reçus, car il n’y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. »

L’humour noir est le fil conducteur de ces nouvelles: Boris Vian y décrit des scènes insoutenables avec un détachement apparent qui lui permet d’exorciser cette rage et cette révolte qui sommeillent en lui. Cette période d’après-guerre laisse apparaitre des cicatrices indélébiles. Pourrait-on même parler de littérature de l’absurde? C’est la question que je me suis posée en lisant l’une des nouvelles « le voyage à Khonostrov » où un passager d’un train se fait torturer (ou plutôt massacrer) par ses voisins de cabine car il préférait ne « pas parler ».

Pour ma part, il s’agit d’un livre coup de coeur: les sujets graves abordés, la plume et le ton de Boris Vian, ce livre m’a donné des frissons. Un recueil qu’on ne peut oublier.

 

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